La critique de cinéma a fait émerger le concept de male gaze. Mais en littérature, les clichés, et plus largement les images topiques, portent-ils la signature d’un regard masculin ? Deux écrivaines, l’une romancière, l’autre poétesse, nous feront connaître la place et le sort qu’elles réservent aux images topiques dans leur création, tandis qu’un chercheur nous fera découvrir la poésie et l’art poétique de Louise Colet, première femme à avoir reçu le prix de poésie de l’Académie française en 1839, qui a joué avec les stéréotypes.
Invité.e.s
Marie Darrieussecq est une écrivaine française et chroniqueuse pour de nombreux journaux. Ancienne normalienne, ancienne psychanalyste, elle a publié une vingtaine de romans, tous chez POL, depuis Truismes en 1996, et dont les remarqués Il faut beaucoup aimer les hommes en 2013 et récemment Fabriquer une femme, paru en 2024.

Maud Thiria est poète et interroge le rapport du corps au paysage, la mémoire et la libération de la parole. Ses livres sont publiés aux éditions Æncrages & Co, Mesure au vide (2017), Blockhaus (2020, Prix international de poésie Yvan Goll), et aux éditions LansKine, Trouée (2022, Prix René Leynaud), Falaise au ventre (2023, Bourse Gina Chenouard) et des errantes (2024).

Thierry Poyet est maître de conférences habilité en littérature française, spécialiste de l’œuvre de Flaubert. Il enseigne à l’Université Clermont Auvergne. Ses travaux les plus récents portent sur la sociabilité littéraire de l’écrivain, ses relations cénaculaires et ses débats esthétiques avec des minores. Il a notamment travaillé autour de Louise Colet, dans son ouvrage Louise Colet ou l’éclectisme littéraire. Une écrivaine parmi des hommes, publié aux Belles Lettres en 2020.

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