La critique de cinéma a fait émerger le concept de male gaze. Mais en littérature, les clichés, et plus largement les images topiques, portent-ils la signature d’un regard masculin ? Deux écrivaines, l’une romancière, l’autre poétesse, nous feront connaître la place et le sort qu’elles réservent aux images topiques dans leur création, tandis qu’une jeune chercheuse abordera le cas de l’analogie animalière, notamment dans les oeuvres d’écrivaines québécoises.
Invité.e.s
Marie Darrieussecq est une écrivaine française et chroniqueuse pour de nombreux journaux. Ancienne normalienne, ancienne psychanalyste, elle a publié une vingtaine de romans, tous chez POL, depuis Truismes en 1996, et dont les remarqués Il faut beaucoup aimer les hommes en 2013 et récemment Fabriquer une femme, paru en 2024.

Maud Thiria est poète et interroge le rapport du corps au paysage, la mémoire et la libération de la parole. Ses livres sont publiés aux éditions Æncrages & Co, Mesure au vide (2017), Blockhaus (2020, Prix international de poésie Yvan Goll), et aux éditions LansKine, Trouée (2022, Prix René Leynaud), Falaise au ventre (2023, Bourse Gina Chenouard) et des errantes (2024).

Perrine Beltran est docteure en sciences du langage et actuellement ATER à l’Université Lumière Lyon 2, où elle enseigne la grammaire et la stylistique. Dans le cadre de sa thèse en stylistique (soutenue en 2024 à l’Université Sorbonne Nouvelle), elle a étudié les représentations des relations humains-animaux dans les fictions françaises et québécoises de l’extrême contemporain, en s’intéressant en particulier au rôle de l’analogie dans la représentation de ces rapports.

Amphi 1