Pendant longtemps, les femmes n’ont eu au cinéma qu’un rôle subalterne : les films étaient réalisés par des hommes, et les actrices, quand elles n’étaient pas des stars, étaient souvent condamnées aux seconds rôles. Elles ont été nombreuses, pourtant, à vouloir faire du cinéma, et si celui-ci n’a pas toujours eu la reconnaissance qu’il mérite, il faut convenir qu’il est d’un autre genre. C’est à cette question que cette table-ronde sera consacrée.
Invité.e.s
– Hélène Fleckinger est historienne du cinéma et maîtresse de conférences en cinéma à l’Université Paris 8. Autrice d’une thèse sur les rapports entre cinéma, vidéo et féminisme en France dans les années 1970, spécialiste des pratiques et usages de la vidéo légère, elle travaille à une reprise de l’histoire du cinéma au prisme du genre et du féminisme, au croisement d’enjeux historiographiques et méthodologiques. Elle s’intéresse également à l’apport des humanités numériques aux études cinématographiques et dirige, avec Nadja Ringart, le projet éditorial « Bobines féministes »

– Vincent Jacques est maître de conférences en philosophie, HDR en études cinématographiques, à l’ENSA Versailles. Spécialiste de la philosophie française contemporaine et des théories de l’image, il s’intéresse aujourd’hui principalement au cinéma documentaire dit « essayiste » (Jean-Luc Godard, Harun Farocki, Chantal Akerman, Alexander Kluge, Chris Marker, etc.). Il est l’auteur de Deleuze, pas à pas (Ellipses, 2014), de Chris Marker, les médias et le XXe siècle. Le revers de l’histoire contemporaine (Créaphis, 2018) et de Borges et le cinéma (Quidam, 2024).

Amphi 1